Centre Local de Développement Verdun

Profil socioéconomique

Scolarité

Niveau de scolarité

Plus du tiers (34,5 %) de la population de Verdun âgée de 15 ans et plus détient un diplôme universitaire comparativement à 30,2 % à Montréal et à 21,4 % au Québec.

Un faible niveau de scolarité global masqué par la disparité entre les territoires

Dans l’ensemble de Verdun, une personne âgée de 15 ans et plus sur cinq (20,9 %) n’a pas obtenu un tel diplôme, comparativement à 22,8 % à Montréal. À première vue, la situation de Verdun dans ce domaine semble donc avantageuse par rapport à celle de Montréal.

Toutefois, les inégalités selon les territoires sont importantes et laissent entrevoir une situation beaucoup moins favorable que ne peuvent le laisser croire dans un premier temps les statistiques globales pour Verdun.

La proportion de personnes qui détiennent un grade universitaire (certificat, baccalauréat et autres diplômes) est de 34,5 % dans Verdun comparativement à 30,2 % à Montréal.

À ce chapitre, la situation est la même que pour les personnes sans diplôme d’études secondaires, c’est-à-dire qu’on observe des inégalités criantes entre les territoires (Tableau 25).

L’Île-des-Soeurs fait ainsi bande à part avec une proportion de 63,9 % de sa population qui détient un diplôme universitaire, alors que sur la terre ferme, cette proportion diminue à 24,8 %, ce qui est inférieur à la situation qui prévaut à Montréal (30,2 %).

Décrochage scolaire

Le taux de décrochage scolaire a peu varié entre l’année scolaire 2004-2005 et celle de 2006-2007 à l’école secondaire Monseigneur-Richard. Il est passé de 49,5 % à 49,3 %. Ce même taux est de 29,8 % à l’Académie Beurling, alors qu’il était de 51,3 % en 2004-2005.

Durant l’année scolaire 2006-2007, le taux de décrochage à l’école secondaire Monseigneur-Richard était de 56,2 % chez les garçons et de 43,2 % chez les filles. Cet écart est similaire entre les filles (24,1 %) et les garçons (35,7 %) de l’Académie Beurling.

Marché du travail

  • La main-d’oeuvre au travail est composée de 32 115 personnes, soit une hausse de 12,9 % depuis 2001.
  • Le taux d’emploi est de 57,6 % comparativement à 57,7 % à Montréal et à 60,4 % au Québec.
  • Les 3 070 chômeurs donnent un taux de chômage de 8,7 % comparativement à 9,2 % à Montréal et à 7 % au Québec. Le nombre de chômeurs a augmenté de 25,3 % depuis 2001.
  • En 2006, 35 190 résidants de Verdun âgés de 15 ans et plus occupaient un emploi ou étaient à la recherche d’un emploi, ce qui constitue une augmentation de 13,8 % depuis 2001. À Montréal, la population active s’est accrue de 4,6 % durant la même période.
  • Soulignons que les données de l’Île-des-Soeurs tendent à déformer le portrait général de Verdun. Lorsqu’on considère uniquement la terre ferme, certaines données indiquent une défavorisation plus grande.

Emploi

En 2006, 32 115 résidants du territoire de Verdun âgés de 15 ans et plus occupaient un emploi, ce qui constitue une augmentation de 12,9 % depuis 2001. À Montréal, le nombre de personnes occupées s’est accru de 5,3 % durant la même période.

Le taux d’emploi à Verdun, soit le nombre de personnes occupant un emploi par rapport à l’ensemble de la population de 15 ans et plus, est de 57,6 % comparativement à 57,7 % à Montréal.

Alors que l’on constate une forte augmentation (+12,9 %) du nombre de personnes occupant un emploi à Verdun, on remarque que le taux d’emploi n’a augmenté que de 2 % depuis 2001 compte tenu de l’important accroissement de la population âgée de 15 ans et plus. Si l’on considère uniquement les données pour la terre ferme, ce taux d’emploi diminue toutefois à 54,9 %.

Rappellons que le taux d’emploi est un facteur de défavorisation matérielle, et qu’un faible taux d’emploi tend à démontrer une plus grande défavorisation matérielle.

Encore une fois, seul le voisinage de Wellington-de-l’Église (53 %) a un taux inférieur à celui de Montréal. D’ailleurs, 12 des 18 secteurs de recensement de Verdun présentent un taux d’emploi inférieur à celui de Montréal, ce qui inclut les 9 secteurs de recensement de Wellington-de-l’Église auxquels s’ajoutent 3 secteurs de Desmarchais-Crawford.

Le taux d’emploi est de 62,8 % pour les hommes et de 52,9 % pour les femmes.

Chômage

En 2006, le taux de chômage, soit le nombre de personnes à la recherche d’un emploi par rapport à l’ensemble de la population active, était de 8,7 % comparativement à 9,2 % à Montréal. Il s’agit d’une différence importante en faveur de Verdun. Le taux de chômage varie toutefois grandement d’un territoire à l’autre. Il était de 4,4 % à l’Île-des-Soeurs et de 11,7 % à Wellington-de-l’Église. Globalement, sur la terre ferme, le taux de chômage s’établissait en 2006 à 10,3 %, ce qui est supérieur à celui de Montréal (Tableau 33).

Situation des femmes

On compte 1 370 femmes au travail qui ont au moins un enfant âgé de moins de 6 ans. Le taux d’emploi dans ce groupe de femme est de 46,8 % comparativement à 54,3 % à Montréal et à 67,4 % au Québec. Le nombre de femmes dans cette situation de travail et qui nécessitent un service de garde a diminué de 11 % depuis 2001.

Les femmes se distinguent des hommes dans l’utilisation du transport. Elles utilisent davantage le transport en commun.

Le taux de chômage était de 9,3 % pour les hommes et de 8,2 % pour les femmes. Il a augmenté moins rapidement chez les hommes (+8,3 %) que chez les femmes (+12,1 %).

Catégorie de travailleurs

La très grande majorité (89,1 %) des travailleurs sont des employés. Le nombre d’employés a augmenté de 12,3 % depuis 2001.

Les travailleurs autonomes se divisent en deux groupes : avec ou sans personnel rémunéré. Le premier groupe, de moindre importance numériquement, compte pour 3,5 % de la force de travail. Toutefois, leur nombre s’est accru de 65,5 % depuis 2001. Les travailleurs sans personnel rémunéré comptent pour 7,2 % de l’ensemble de la population active âgées de 15 ans et plus et leur nombre a augmenté de 22,8 % depuis 2001 et de 34,8 % depuis 1996.

Alors que les territoires de Wellington-de-l’Église et de Desmarchais-Crawford présentent des profils similaires en termes de catégories de travailleurs (environ 92 % d’employés), l’Île-des-Sœurs se distinguent avec une proportion moins élevée d’employé (81 %) et une proportion plus grande de travailleurs autonomes, notamment dans le groupe avec personnel rémunéré.

Catégories de professionnels

Statistique Canada répertorie les professions des personnes recensées en 520 groupes de base. Pour un territoire restreint comme celui de Verdun, le nombre de personnes pour chacun de ces groupes n’est pas significatif d’un point de vue statistique. Nous avons donc regroupé la population étudiée en 10 grandes catégories professionnelles en distinguant les hommes et les femmes.

Revenu

  • Le revenu total moyen des résidants de Verdun de 15 ans et plus s’élevait en 2005 à 36 411 $ par année par rapport à 30 117 $ à Montréal et à 32 074 $ au Québec.
  • L’inflation a complètement annulé l’augmentation du revenu de l’emploi depuis 2000 (-0,3 %).
  • Après avoir payé leurs impôts, le quart (25 %) des résidants vivaient sous le seuil de faible revenu comparativement à 24,6 % à Montréal et à 12,5 % au Québec.
  • Au Québec, les revenus d’emploi comptaient pour 73,2 % de tous les revenus des particuliers en 2005, à Montréal pour 71,9 %, et à Verdun pour 74,5 %. Les proportions étaient de 71,5 % sur la terre ferme et de 78 % à l’Île-des-Soeurs.

Revenus moyens

  • En 2005, le revenu total moyen des résidants de Verdun de 15 ans et plus s’élevait à 36 411 $ par année, ce qui représentait un revenu supérieur à celui des Montréalais (30 117 $).
  • Cependant, 12 des 18 secteurs de recensement montraient un revenu inférieur à celui de Montréal. Cette apparente contradiction s’explique par la concentration importante de hauts revenus (68 901 $) à l’Île-des-Soeurs, alors que les revenus sur la terre ferme étaient respectivement de 23 003 $ et de 29 423 $ pour Wellington-de-l’Église et Desmarchais-Crawford. Considérés sous cet angle, les revenus des particuliers sur la terre ferme étaient donc inférieurs à ceux de Montréal (30 117 $).
  • On constate toutefois un écart considérable entre les hommes et les femmes. Le revenu des premiers se chiffre à 42 620 $ et celui des secondes à 30 789 $.
  • L’inflation a fait en sorte que le revenu total moyen des particuliers à Verdun n’a réellement augmenté que de 2,3 % en cinq ans.

Logement

On peut penser que cette croissance (démographique p.18) provient pour une part de la construction de 1 845 nouveaux logements sur le territoire. (p.19)

Enjeux socioéconomique

( A DÉFINIR-Rajouter informations pour chaque section…)
  • Trois territoires contrastés
  • L’image de Verdun – transformation et paradoxes
  • Pauvreté et défavorisation
  • Éducation et décrochage scolaire
  • Logement et habitation
  • Intégration des communautés culturelles
  • Isolement de la communauté anglophone
  • Développement économique et emploi
  • Agir ensemble – concertation des efforts sociaux-économiques

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