Centre Local de Développement Verdun

Profil démographique

Population (âge, sexe, taille des ménages, famille avec enfants)

Population et répartition sur le territoire

En 2006, on retrouvait :
La population totale du territoire de Verdun s’élevait à 66 080 personnes au moment du recensement de 2006.
Il s’agit d’une importante augmentation de 9,1 % depuis 2001, comparativement à une croissance montréalaise de 2,3 % et de 3,4 % dans l’ensemble du territoire québécois.

  • 29 310 personnes résidant dans le secteur Wellington-de-l’Église, soit 44,4 % de l’ensemble de la population de Verdun,
  • 20 555 résidant dans Desmarchais-Crawford (31,1 %) et
  • 16 210 résidant à l’Île-des-Soeurs (24,5 %) (Graphique 1).

Population selon age et sexe

Taille des ménages

Les résidants se répartissent dans 32 350 ménages. Ceux-ci correspondent au nombre de logements occupés.

On a assisté à une augmentation de 9,2 % du nombre de ménages depuis 2001 à Verdun comparativement à 3,2 % à Montréal.

  • Les ménages composés d’une seule personne comptent pour 40,8 % de l’ensemble des ménages comparativement à 39,6 % à Montréal.
  • Les ménages composés de deux personnes sont moins nombreux et comptent pour 34,4 % de tous les ménages, comparativement à 31,1 % à Montréal.
  • Ce sont les ménages composés de deux et de trois personnes qui ont augmenté proportionnellement davantage que l’ensemble des ménages puisqu’ils ont connu depuis 2001 des croissances de 11,6 % et de 9,9 %.
  • Les ménages composés de six personnes et plus ont aussi augmenté dans une proportion de 13,1 % mais ils ne constituent que 1,1 % de l’ensemble des ménages.

Portrait de la famille

On compte 9 720 familles avec enfants. Ce nombre est supérieur de 4,8 % à celui de 2001.

  • 39,1 % des familles sont monoparentales comparativement à 35,1 % à Montréal et à 27,8 % au Québec.
  • 25,1 % des 15 145 enfants qui habitent avec leurs parents sont âgés de moins de 6 ans.
  • 57,7 % des familles ont un seul enfant à la maison.

On compte 17 445 familles sur l’ensemble du territoire verdunois.

  • Elles sont formées de 47,9 % de couples mariés et de 21,8 % de familles monoparentales.
  • Les familles monoparentales ont connu une augmentation de 2 % depuis 2001 et une baisse 2,1 % depuis 1996. Près de 4 familles sur 10 (39,1 %) sont monoparentales, comparativement à 35,1 % à Montréal. Seuls 4 secteurs de recensement sur 18 présentent une proportion de familles monoparentales plus faible qu’à Montréal.

Diversité et langue (immigration, langues parlées, minorités visibles)

  • Les immigrants comptent pour 19,4 % de la population à Verdun comparativement à 30,8 % à Montréal et à 11,5 % au Québec.
  • Le nombre d’immigrants a augmenté de 46,8 % depuis 2001.
  • 36,9 % des nouveaux immigrants sont originaires d’Asie orientale.
  • 18,7 % de la population est allophone comparativement à 32,4 % à Montréal et à 11,9 % au Québec.
  • Les langues chinoises sont les langues maternelles les plus courantes après le français et l’anglais.
  • Une personne sur six (16,1 %) affirme appartenir à une minorité visible comparativement à 26 % à Montréal et à 8,8 % au Québec.
Dans le territoire Desmarchais-Crawford, les Européens (3,2 %) forment le plus gros contingent régional du territoire dont ceux d’Europe de l’Ouest (1,3 %).
  • À l’Île-des-Soeurs il existe une plus grande disparité d’origines avec 5,4 % de ressortissants des pays du Moyen-Orient, 4,9 % d’Européens de l’Ouest, 4,1 % d’Asiatique orientaux et 3,7 % d’Européens de l’Est.

Langues maternelles des immigrants

Le poids des allophones est intimement lié à la présence d’immigrants.

  • On compte un peu moins d’un résidant sur cinq (18,7 %) dont la langue maternelle n’est ni le français ni l’anglais.
  • 62,7 % ont le français comme langue maternelle et 16,5 % l’anglais (Tableau 19).
  • Les francophones sont largement majoritaires dans tous les territoires.
  • Les anglophones sont proportionnellement deux fois plus nombreux dans le territoire de Desmarchais-Crawford (27,1 %) que dans celui de Wellington-de-l’Église (13 %).
  • Il n’y a aucun secteur de recensement où les allophones sont proportionnellement mieux représentés qu’à Montréal. Néanmoins, leur proportion est plus importante à l’Île-des-Soeurs (26,5 %) que dans les deux autres territoires.

Par ailleurs, parmi les 10 langues maternelles les plus souvent mentionnées dans le territoire de Verdun, on note que :

  • le chinois a augmenté de 53,2 % depuis 2001,
  • l’arabe de 30,9 %,
  • l’espagnol de 37,1 %,
  • le russe de 39,1 %
  • et le bengali de 81,6 %.
  • Par ailleurs, le polonais et le persan ont diminué de 15,9 % et de 35,8 % respectivement.

Minorités visibles

En 2006, le recensement a dénombré quelque 10 430 personnes appartenant à un groupe des minorités visibles. Un résidant sur six (16,1 %) du territoire de Verdun affirme donc appartenir à une minorité visible comparativement à 26 % de la population de Montréal et à 8,8 % des Québécois en général. Il s’agit d’un accroissement de 51,9 % depuis 2001 et de 142,2 % depuis 1996 pour le territoire de Verdun. L’augmentation de la population appartenant à des minorités visibles suit ainsi la même tendance à la hausse que l’immigration.

L’arrivée récente de nombreux ressortissants de la communauté chinoise fait en sorte que les personnes ayant déclaré être Chinois forment maintenant 5,8 % de la population, suivi des Noirs (2,7 %) et des Arabes (2,4 %).

Mobilité (enracinement dans le territoire – durée moyenne résidence…)

La proportion de personnes qui ont déménagé durant la période 1996-2001 était de 54,9 % puis elle est passée à 51,1 % durant la période 2001-2006.

La moitié (51,1 %) des résidants de Verdun âgés de 5 ans et plus n’habitaient pas en 2006 le même logement que cinq ans auparavant, comparativement à 45 % à Montréal. Le nombre de personnes qui ont déménagé depuis 2001 n’a ainsi augmenté que de 1,7 %, même si le nombre total de résidants de ce groupe d’âge a augmenté de 9,3 %. Le coût élevé du logement ainsi que la pénurie de logements ont semblé agir comme un frein à la mobilité des résidants.

Parmi les résidants qui n’habitaient pas le même logement cinq ans auparavant, un peu plus des deux tiers (61,3 %) habitaient ailleurs dans Montréal (Verdun étant un arrondissement de Montréal), 16,6 % venaient d’une autre municipalité du Québec, 3,5 % d’une autre province canadienne et 18,7 % d’un autre pays.

Transport( Mode de transport pour se rendre au travail, bixi, métro, bus, etc.)

La présence de trois stations de Métro directement sur le territoire de Verdun (LaSalle, De l’église, Verdun) et d’une station à la frontière du territoire (Métro Jolicoeur) n’est pas étrangère à l’importante proportion de travailleurs (38,8 %) qui utilisent le transport en commun comparativement à 34,7 % à Montréal. Cette proportion grimpe jusqu’à 45,3 % si on tient compte uniquement des travailleurs sur la terre ferme, là où sont situées les trois stations de métro.

Paradoxalement, les automobilistes sont présents dans une proportion presque aussi importante à Verdun (47,8 %) qu’à Montréal (48,9 %). Ce paradoxe s’explique par l’utilisation beaucoup plus fréquente de l’automobile sur l’Île-des-Soeurs (67,2 %) que sur la terre ferme (40,6 %). Dans un quartier comme Wellington-de-l’Église, c’est à peine un peu plus du tiers des travailleurs (35,4 %) qui utilisent une voiture pour se rendre au travail. C’est d’ailleurs dans ce territoire que les travailleurs utilisent le plus le transport en commun (50 %).

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